Frère Jean-Louis Vaillancourt, capucin (1929-2018)

Vaillancourt Jean-LouisFrère Jean-Louis est né le 5 juin 1929 dans la paroisse Saint-Sauveur à Québec. Son père, Simon, était secrétaire de la police de la ville de Québec; sa mère s’appelait Juliette Pâquet. Jean-Louis est le cinquième dans une famille de 14 enfants comprenant six garçons et huit filles, dont trois devinrent religieuses et dont 7 sont encore vivants : Pierre, Rachel, Gisèle, Hélène, André, Claire, et Mathieu.

 

Après ses études primaires dans des écoles de Québec, Jean-Louis fait les six premières années du cours classique au Collège séraphique des capucins à Ottawa et puis à l’Externat classique Saint-Jean-Eudes de Québec. Il entre au noviciat des capucins à Cacouna le 14 août 1948 et reçoit alors le nom de Jean-Eudes. Il fait la première profession le 15 août 1949 et la profession solennelle le 15 août 1953. Il suit les cours de philosophie chez les capucins de La Réparation à Pointe-aux-Trembles (1949-1952) et ceux de théologie à la maison des capucins d’Ottawa (1952-1956). Il est ordonné prêtre le 4 septembre 1955.

 

Après quatre ans (1956-1960) passés dans l’enseignement et la formation des étudiants du Séminaire Saint-François de Saint-Augustin-de-Desmaures, frère Jean-Louis est envoyé au Tchad où les capucins canadiens aident leurs confrères de la province de Toulouse (France). Il servira durant 20 ans dans le diocèse de Moundou, essentiellement dans les stations de Laï, Donia, Kélo et Guidari. Il y assume différentes responsabilités dans l’apostolat «paroissial» et dans l’enseignement aux séminaristes.

 

Jean-Louis s’intéresse aussi à la formation de groupes de jeunes dans des activités musicales (tambours et clairons). En 1981, il passe à Yagua, au Cameroun, comme animateur à l’épargne auprès de la population locale, au titre de coopérant du SUCO (Service universitaire canadien outre-mer). Il continue ce travail jusqu’en 1989.

 

C’est donc près de trente ans de sa vie que frère Jean-Louis a consacrés à l’Afrique. Durant cette longue période, il prend une pause d’une une année pour étudier en catéchèse à l’Université Laval (1969-1970) et une année d’études en pastorale à l’Institut catholique de Paris (1976-1977). À la fin de cette année académique, il fait un pèlerinage organisé en Terre Sainte.

 

Il revient au Canada en 1989. L’année suivante il est curé de la paroisse Saint-Thomas d’Aquin de Lac-Bouchette (diocèse de Chicoutimi) et curé de celle de Saint-François-de-Sales à partir de 1991. À compter de 1997, il prend charge des paroisses Notre-Dame-du-Rosaire et Sainte-Euphémie au diocèse de Saint-Anne-de-la-Pocatière. En 2003, il devient aumônier des Sœurs de la Charité de Saint-Louis à Pont-Rouge, poste qu’il occupe jusqu’en 2007.

 

Il vient ensuite demeurer la fraternité de Limoilou (Québec) d’où il fera quelques remplacements à la paroisse Notre-Dame-de-Rocamadour ainsi que du ministère au Centre-Dieu de Place Fleur de Lys. À compter de 2009, ses problèmes de santé l’obligent à diminuer graduellement ses engagements à l’extérieur de la fraternité. Malgré ses importantes difficultés de mobilité, il s’est consacré avec générosité et jusqu’à tout dernièrement au ministère de la miséricorde auprès des fidèles venant à la fraternité ainsi que chez les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie à Beauport.

 

Bien que Jean-Louis était un homme à la forte taille et à la voix puissante, il savait être très humain dans ses relations avec les gens. Il savait être patient mais aussi être impatient et n’hésitait pas à défendre son point de vue. Il laisse à ses frères, aux membres de sa famille et à ses proches le témoignage d’une foi vive, d’une attention aux personnes, d’une ténacité devant la diminution de ses capacités et d’une grande mansuétude (terme qu’il affectionnait) et qui est cette disposition à pardonner généreusement.

 

Il est décédé le 4 mars 2018 à l’hôpital Laval de Québec où il était hospitalisé depuis quelques jours. La dépouille sera exposée le vendredi soir 16 mars à la Résidence funéraire les deux Rives (280, 8e Rue, Québec) de 19h à 21h. Les funérailles seront célébrées le samedi 17 mars à 11h en l’église St-Fidèle (angle 4e Avenue et 12e Rue, Québec) où il sera exposé à partir de 10 h. Après l’incinération, ses cendres seront déposées au Mausolée des Capucins à la Chapelle de la Réparation à Montréal.

vailjl_tchad mouton

En mission au Tchad

 

Pour accéder à un montage photo animé sur frère Jean-Louis,

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Une pensée sur “Frère Jean-Louis Vaillancourt, capucin (1929-2018)

  • 15 mars 2018 à 8h46
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    Mes condoléance à tous les frères capucins

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