Saints et saintes franciscains

Sainte Claire

quisommesnous-5_html_m272fb3faVers 1205, la petite église dédiée à Saint Damien était alors en ruine, lorsque le jeune François vint prier ici pour comprendre la nouvelle direction que prenait sa vie. Et après avoir entendu la parole d’un grand crucifix byzantin, il commença à restaurer cette chapelle. Quelques années plus tard, au printemps 1211, peu après sa décision de devenir religieuse, la jeune Claire d’Assise s’installa ici où elle vécut avec ses sœurs jusqu’à sa mort en 1253.

À la lumière de Claire…
La vie contemplative, belle aventure qui comporte des défis. Claire d’Assise peut nous guider en ce chemin . Femme déterminée et audacieuse, elle a osé cette aventure.

« Va, cours d’un pas léger sans achopper aux pierres du chemin, va confiante, allègre et joyeuse». 2e Lettre à Agnès

Son choix de suivre François dans sa façon de vivre l’Évangile l’entraîne dans une expérience vitale qui peut devenir la tienne !

«Aime de tout ton cœur Dieu et Son Fils Jésus; que son souvenir ne quitte jamais ta mémoire» Lettre à Ermentrude

Touchée par cet amour gratuit du Seigneur, Claire contemple et en est transformée.

«Regarde-Le, médite-Le, contemple-Le et n’aie d’autre désir que de l’imiter». 2e Lettre à Agnès

Claire et ses soeurs témoignent dans le concret de leur vie de leur solidarité universelle avec une préférence pour les plus pauvres.  Elles ont refusé pour se libérer les sources d’accaparement, de rejet, de peur. Cette dynamique de la liberté elles la vivent avec enthousiasme par la désappropriation. Elles rayonnent de joie et elles se prêtent au partage. Imprégnées de foi en la prière, chacun de leurs gestes jaillit comme d’une source.
Dans toutes leurs fragilités, elles s’appuient sur le roc inébranlable, le Christ, et refusent les compromis, les demi-mesures. Leurs cœurs se tournent inlassablement vers la mission du Père en accueillant comme Jésus la croix pour transmettre la Bonne Nouvelle.

«Que le Seigneur soit toujours avec vous, et puissiez-vous être, vous aussi toujours avec Lui !»  Bénédiction de Claire

source: http://www.clarissesval.ca

Saint Padre  Piopadre-pio

Les événements de sa vie

– Francesco Forgione naît dans une famille modeste à Pietrelcina dans le sud de l’Italie le 25 mai 1887 ; il a 7 frères et soeurs. Enfant il garde des moutons avec les autres enfants du village.
– Il reçoit l’habit capucin le 22 janvier 1903 et, selon la coutume, change son nom de baptême ; il devient frère Pio da Pietrelcina.

– Quatre ans plus tard il prononce ses voeux perpétuels afin de se consacrer totalement à Dieu. Au cours des années qui suivent, il poursuit les études préparatoires à l’Ordination sacerdotale.

– Le 10 août 1910 il est ordonné prêtre et célèbre sa première messe dans son village natal.

– De 1909 à 1916 il doit retourner vivre dans son village natal parce que sa santé fragile ne lui permet pas de vivre la vie austère des capucins. Il est accablé d’une maladie inconnue. On envisage même sa sortie de l’Ordre en raison de ses difficultés à vivre la vie commune.

– En 1916, après quelques séjours dans différentes fraternités, il est nommé à la fraternité de San Giovanni Rotondo où il vivra jusqu’à sa mort.

– Le 20 septembre 1918 il expérimente dans son corps les marques physiques du Christ crucifié (les stigmates).

– La popularité de Padre Pio se répand rapidement. Inquiètes, les autorités religieuses lui interdisent de célébrer l’eucharistie en public en 1923. Devant les pressions de la population, il est autorisé à célébrer dans la chapelle de la fraternité.

– Le 23 mai 1931 le Saint-Office interdit tout ministère sacerdotal à Padre Pio ; il vit dans la solitude, la souffrance et l’obéissance absolue. L’interdiction est levée en 1933.

– En 1940 il exprime le souhait que soit construit un hôpital qui deviendrait lieu de soin du corps et de l’âme. Les travaux commencent en 1947 et le 5 mai 1956, la Casa Sollievo della Sofferenza (Maison du soulagement de la souffrance) est ouverte.

– Au cours des années qui suivent, sa santé décline.

– Il célèbre sa dernière messe le 22 septembre 1968 et décède le lendemain dans la nuit.
Saint Padre Pio.
Un capucin, un frère,
Un pauvre qui prie et aime.

Se recevoir de Dieu

En répondant à l’appel de Dieu à la vie religieuse franciscaine, Padre Pio accepte de vivre sa propre suite du Christ en s’inspirant de la vigueur et de la sainteté du Pauvre d’Assise. En professant de vivre toute sa vie en pauvreté, obéissance et chasteté, il se confie à Dieu ; il se reçoit de Dieu avec humilité.

Un capucin enraciné dans le quotidien

Loin de rechercher le sensationnel et le merveilleux, Padre Pio enracine sa vie dans la spiritualité franciscaine vécue au quotidien, car c’est dans le quotidien que s’exprime la fidélité à Dieu. Il en a fait l’expérience plus d’une fois comme, par exemple, lorsqu’on lui demande de restreindre, voire d’abandonner son ministère.

Les frères qui ont vécu avec lui ont témoigné de son sens fraternel profond, de sa bonté envers chacun et de son sens de l’humour. Enraciné dans la Règle des frères mineurs, il prêchait par son exemple.

Un capucin amoureux du Christ crucifié

Padre Pio ne se complaisait pas dans la souffrance; il l’accueille comme une soeur. Tôt dans sa vie il en a fait l’expérience et accepte de l’embrasser avec générosité. Pendant plus de cinquante ans il portera de façon physique les blessures du Crucifié.

Son amour du Christ s’exprime par une grande disponibilité à ceux qui souffrent moralement ou physiquement. Il passe de longues heures à recevoir le gens dans le sacrement de réconciliation et avec l’aide de plusieurs amis il voit à la construction de La Casa Sollievo della Sofferanza (Maison du soulagement de la souffrance), un hôpital où tous sont accueillis avec bonté et sans distinction.

La célébration de l’eucharistie sera son principal apostolat ; il la célèbre avec le sentiment d’une intime communion au Christ.

Jean-Paul II parle de Padre Pio

« Mais quel est le secret de tant d’admiration et d’amour envers ce nouveau saint ? Il est tout d’abord un ‘frère du peuple’, caractéristique traditionnelle des capucins. Il est un authentique modèle de spiritualité et d’humanité, deux caractéristiques propres à la spiritualité franciscaine et capucine ».

« Quel réconfort de sentir près de nous Padre Pio, qui voulut simplement être un ‘pauvre qui prie’ : frère du Christ, frère de François, frère de celui qui souffre, frère de chacun. Puisse son aide nous guider sur la voie de l’Évangile et nous mettre à la suite du Christ avec toujours plus de générosité ! »