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Assistant spirituel national : au service des frères et sœurs franciscains séculiers !

Par frère Alix Poulin, capucin


Frère Alix, Tibor Kauser et frère Benjamin Ripley

J’ai vécu du 10 au 15 novembre derniers une formation donnée aux assistants spirituels nationaux de l’Ordre franciscain séculier (OFS) de langue anglaise ou espagnole de toute la planète. Je suis un nouvel assistant spirituel ainsi que l’est aussi frère Benjamin Ripley, OFM.

Nous étions convoqués à Rome dans l’énorme collège des franciscains conventuels appelé « Seraphico ». Nous étions à une extrémité de la ligne de métro, et ce couvent se trouve non loin de « Tre fontane » endroit où, selon la tradition, saint Paul a eu la tête tranchée. Deux mille ans plus tard, en 1947, la Vierge Marie est apparue à un Adventiste qui avait le projet de tuer le pape, ce qui a entraîné sa conversion. Ces deux endroits sont bien tranquilles, ne recevant pas la visite des foules qui courent pour voir le Colisée ou bien les musées du Vatican.


C’était donc formation réellement internationale. C’était aussi la première fois que je participais à un événement comme celui-ci avec des frères de nationalités aussi différentes. Oh ! Bien sûr, j’ai participé aux JMJ de 2002 à Toronto, mais les JMJ…. même s’il y a beaucoup de monde, les rencontres avec les autres nationalités sont assez superficielles, le temps étant trop limité du moins selon mon expérience.


De cette rencontre de franciscains, de capucins, de conventuels et de frères du TOR (1), on retrouvait un franciscain de Nouvelle-Zélande, deux franciscains de Grande-Bretagne, un capucin des Pays-Bas, un capucin d’Australie, un frère du TOR de Slovénie, un capucin de Lituanie, des espagnols, mexicains, brésiliens, etc. Et ces frères étaient de tous les âges : plusieurs jeunes, mais aussi des frères plus vieux que moi. Et nous étions là, moi capucin, et Benjamin, franciscain qui représentions bien le Canada. On n’a guère eu d’occasion de parler de nos pays respectifs, sinon de façon informelle, comme lors des repas.


Parlons maintenant du contenu de la formation : l’histoire de l’OFS (qui remonte à Saint François d’Assise lui-même) et les quelques papes qui ont donné leur approbation pour les différentes règles qui se sont succédées. Finalement, c’est avec Paul VI en 1978 que l’OFS a connu sa dernière règle qui l’oriente maintenant.


Le deuxième jour de notre formation, le ministre général lui-même, Tibor Kauser (un Hongrois avec un anglais parfait) est venu nous entretenir de l’OFS, des enjeux de formation à travers le monde, etc.


Le mercredi matin, troisième jour, notre horaire a été bousculé, pour que nous puissions nous rendre à une audience avec le pape. Sans même avoir fait d’efforts de planification, nous nous retrouvons à nous entasser dans nos bus à 6h30 pour nous rendre place St-Pierre, dans un mélange de pluie et de nuages. On s’est fait arroser ! Le soleil est venu après que l’audience était conclue. Évidemment revoir la Basilique St-Pierre et son impressionnante façade est bien touchant.


Jeudi matin, on nous a parlé de la pertinence du charisme franciscain pour aujourd’hui. Mais on nous a laissé avec plus de questions que de réponses concernant une relative fragilité de nos effectifs, dans plusieurs pays.


Vendredi matin, une jeune dame est venue parler de la jeunesse franciscaine (JUFRA) qui est très active en Amérique latine et en Europe de l’Est mais qui est absente de l’Amérique du Nord.

En résumé, ce fut bien positif, et je ne peux pas ici rendre justice à la richesse des partages que nous avons eus en ateliers.


Je crois sincèrement que presque tous sont repartis reconnaissants pour cette opportunité unique que nous avions de nous initier davantage et de creuser l’assistance spirituelle que nous avons à offrir auprès de nos frères et sœurs de l’Ordre franciscain séculier.