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Frère Charles-Auguste Morin, 1926-2023

Dernière mise à jour : 12 déc. 2023


Frère Charles-Auguste Morin, 1926-2023

Le frère Charles-Auguste Morin est né le 29 avril 1926 à Deschambault, une localité

située sur la rive nord du Saint-Laurent et à quelques kilomètres à l’ouest de la ville de Québec.


Il était le quatrième d'une famille de onze enfants, dont six garçons et cinq filles. Son père, qui était agronome et exploitant d’une pommeraie, s’appelait Louis-Napoléon ; sa mère, Desneiges Poulin, décéda en 1928. Le père se remaria à Agathe Lemay en 1931. La famille a souvent déménagé et s’est finalement établie à Cap-Rouge. C’est pourquoi, le jeune Charles-Auguste fréquenta successivement une école du rang à Loretteville et le collège des Maristes à Charlesbourg.


Il entra au Collège séraphique d’Ottawa en 1940. Il commença le noviciat chez les capucins de Cacouna, le 1 er août 1947, et reçut alors le nom de frère Louis-Marie. Il prononça les vœux temporaires, le 15 août 1948, et les vœux solennels, trois ans plus tard. Il suivit les cours de philosophie et de théologie à la maison d’études des capucins à Pointe-aux-Trembles, à compter de 1948, et puis à Ottawa, à partir de 1952. Il fut ordonné prêtre, le 12 juin 1954.


Les premières obédiences de Charles-Auguste ont été pour la formation des aspirants capucins et des jeunes religieux : surveillant (maître de discipline) au Séminaire Saint-François, en 1955-1956, directeur des nouveaux profès convers au même endroit, en 1956-1957, directeur de la nouvelle école Saint-Conrad, de 1957 à 1961, directeur spirituel au même endroit, de 1961 à 1963.


En 1961-1962, il suivit des cours en catéchèse à l’Université Laval. Puis ce fut une première expérience de vie missionnaire. Il obtint une obédience pour le diocèse de Moundou, le 25 juin 1963, et il y arriva, le 16 novembre 1963. Destiné à la mission de Guidari, il fit un stage à Doiti (école des catéchistes) pour apprendre la langue ngambaye, de la mi-février à la fin-mai 1964. C’est là qu’il contracta la bilharziose, en se baignant dans le lac, qui semblait pourtant être bien inoffensif. Il fut rapatrié sanitaire, au Canada, où il arriva le 27 mars 1965, et reçut une obédience de retour définitif, le 3 mai 1965.


Il fut nommé d’abord à l’école Saint-Conrad, puis de 1967 à 1971, il fit du travail pastoral à Lac-Bouchette et, par la suite, dans des écoles du Lac- Saint-Jean, en étant rattaché d’abord à Lac-Bouchette et puis à Saint-Félicien. La santé s’étant rétablie, le frère reçut une nouvelle obédience pour le diocèse de Moundou datée du 5 mai 1971 et fut nommé curé de Kélo-ville. Il fit des études linguistiques à Paris en 1975-1976.


Au chapitre de la custodie canadienne de janvier 1978, il fut élu conseiller. En 1979, il revient au Canada pour un congé de maladie ; il fut opéré dans la vessie en mars 1980, après quoi il retourna curé à Kélo jusqu’en 1986, puis curé à Guidari jusqu’en 1989. En 1990, il s’est retrouvé en charge de la paroisse de Laï puis en 1998, il fut appelé au postulat de Goré où sont accueillis les aspirants tchadiens et centrafricains.


Frère Charles-Auguste est revenu définitivement au Canada en 2001 et a été nommé à la fraternité de Lac-Bouchette. Il sera ensuite nommé à Ottawa en 2005 où il fut l’économe pendant six ans. En 2015 il est nommé à l’infirmerie provincial à Pointe-aux-Trembles puis se joint à d’autres confrères à la Résidence De LaSalle de Laval en 2019. Il était l’homme du devoir et du travail bien accompli, non sans une certaine minutie à vrai dire. Il a été, pendant des années, un adepte du yoga : il en a suivi des sessions et surtout il l’a longtemps pratiqué. Il y voyait la possibilité d’un développement intégral de l’être humain.


Son attachement aux valeurs de la vie évangélique franciscaine était remarquable. Ses relations fraternelles étaient exigeantes : il ne tolérait pas ce qui lui semblait être une injustice envers les personnes et portait, comme instinctivement, un intérêt ardent et profond aux personnes victimes de la vie ou de l’entourage. C’est sans doute à cause de cela qu’il s’est fait le promoteur de l’épargne chez les Tchadiens avec les caisses populaires.


Il est décédé le 3 décembre 2023 à Laval. La dépouille sera exposée à la Chapelle de la

Réparation le 14 décembre à compter de 16h, avec un temps de prière à 19h. Les funérailles auront lieu le 15 décembre à 11h au même endroit.


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