Introduction

alix-procession » Et après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très Haut lui-même me montra que je devais vivre selon la forme du Saint Évangile « 

(Testament de Saint François d’Assise, 14)

Nous sommes frères, nous vivons en fraternité, nous prions individuellement et en commun, ensemble nous partageons nos repas et notre temps, nous aidant mutuellement à grandir, comme dans une famille. Nos communautés que nous appelons fraternités, sont des lieux de joie et d’hospitalité.

Nous sommes une fraternité évangélique, Jésus de Nazareth est notre guide, il nous appelle à une vie simple et humble au milieu du peuple. La vie du Christ, l’Écriture Sainte, Saint François et ses écrits sont la source même de notre inspiration.

Nous avons été envoyés par Jésus pour annoncer l’Évangile, mais avant tout, par l’exemple de notre vie, et aussi de différentes manières: l’oraison et la contemplation, le travail pastoral, services sociaux, présence aux plus pauvres, activités missionnaires, publications et informations, etc.

LES CAPUCINS AU CANADA

En 1890, des frères de la Province de Toulouse (France) s’ établissent à Ottawa. Ils y ouvrent une maison d’étude et acceptent la charge de la paroisse francophone Saint-François d’Assise. Prenant ainsi racine au pays, les Toulousains ouvrent d’autres fraternités qui constituent, avec le temps, une nouvelle province forte et entreprenante. On peut considérer le frère Alexis de Barbezieux comme le fondateur de la province capucine du Canada de l’Est.

Malgré l’aspect étrange de leur tenue : tête rasée, longue barbe, bure brune et sandales aux pieds, ces frères s’attirent la sympathie de la population par leur énergie dans l’aménagement des terrains entourant l’église et la fraternité. On admire aussi leur ardeur à éteindre le feu dès qu’il s’attaque à l’une des maisons du quartier.

Pour assurer la formation de jeunes intéressés à leur forme de vie, les frères ouvrent en 1908, le Collège séraphique d’Ottawa. Plusieurs des frères actuels de la Province y ont étudié.

collegeseraphique

peche2 Les frères, qui veulent s’implanter d’une façon permanente au Canada, estiment nécessaire la fondation d’autres maisons. Il leur faut aussi de nouveaux champs d’apostolat. Les relations du frère Alexis avec les évêques francophones amènent aux capucins une offre de l’évêque de Rimouski qui désire une communauté religieuse capable de servir les autochtones Micmacs de Ristigouche en Gaspésie. Les frères s’y établissent et y seront présents pendant une centaine d’années.peche1

Au fil des années les lieux d’implantation se diversifient : Québec, dans le quartier ouvrier de Limoilou en 1904; le sanctuaire de la Réparation au Sacré-Coeur B Montréal en 1921; l’Ermitage Saint-Antoine au Lac-Bouchette (région du Lac St-Jean) en 1925. On fêtera en 2007 le centenaire de ce sanctuaire d’abord si humble et devenu aujourd’hui un lieu de ressourcement ouvert à tous.

Notre histoire est remplie d’exemples montrant la présence attentive des frères auprès des démunis et marginaux. Cette présence est un expression de notre spiritualité et de notre charisme. Dès leur implantation à Ottawa les frères assurent la distribution de repas durant la crise de 1929, et c’est une tradition conservée avec soin que de servir un repas à quiconque se présente à notre porte.

En 1967, à la demande de l’évêque, des frères ouvrent une fraternité insérée en milieu populaire dans le Vieux Hull. Le projet visait l’évangélisation d’une population urbaine et à faible revenu. A leur arrivée, les frères s’engagent face aux nombreux problèmes familiaux, d’argent, de logement et de santé des gens du quartier. Cette fraternité en milieu populaire existe toujours et fêtera ses 40 ans de présence en milieu populaire en 2007.

Et notre histoire se continue aujourd’hui; elle s’illustre par chaque frère qui essait, à sa manière, de répondre à l’appel de Dieu.