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« Il y eut un matin » *

(Message de Pâques-2024)

Psautier d'Ingeburge


« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin; c’était encore les ténèbres.» (Jn 20,1) Ces paroles de saint Jean qui nous accompagnent chaque année, le matin de Pâques, continuent de nous émerveiller sans relâche. Il semble qu'il ait choisi ses mots avec soin, les enveloppant d'une robe blanche de simplicité pour nous donner l'impression que tout est facile et dénué de complexité. Ainsi, il nous guide de ce que nous voyons et comprenons à ce que nous ressentons et saisissons profondément à l'intérieur.


En contemplant les moments où le Ressuscité se révèle à ses disciples, nous nous sentons comme des enfants qui attendent impatiemment les premières lueurs de l’aube pour recueillir l’eau de Pâques. Sur ce chemin, le silence s'impose non pas parce que nous n'avons rien à dire, mais parce que nous ne pouvons pas tout dire. Dans les écrits franciscains, il est mentionné que notre père François était très réticent à raconter son expérience des stigmates. Son silence dépassait tout ce que les mots peuvent exprimer. Le silence est un voyage vers l'intériorité.

Le silence est un voyage vers l'intériorité.

Historiquement, il y a eu des positions théologiques divergentes sur la question suivante : l'incarnation aurait-elle été possible sans le péché d'Adam ? L'école franciscaine y répond par l'affirmative. Bonaventure, suivant son maître Alexandre de Hales, affirme que Dieu est amour, la plénitude d'amour, et que l'incarnation est le débordement de cette plénitude de Dieu. Ce temps de Pâques nous invite à nous laisser transformer par ce « silence pascal », qui est un acte de débordement de l'amour de Dieu en nous.


Le Christ est vivant ! Alléluia !

Il est parmi nous ! Alléluia !

Joyeuses Pâques!


Frère Benny Vincent, OFMCap.

Ministre provincial 


*(Gn.1,5)  

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