Message de Pâques-2026
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Un silence paisible
« Un silence paisible enveloppait toute chose,
et la nuit de la Pâque était au milieu de sa course »,
ces mots tirés du Livre de la Sagesse (18,14) nous permettent une heureuse extrapolation : le sage avait déjà pressenti, des siècles avant son accomplissement à Jérusalem, le mystère de la résurrection du Christ. Il est mort dans l’agonie, mais ressuscité dans le silence. Pâques, pour moi, est une célébration de toutes les saisons. Il m’est arrivé de célébrer Pâques sous la chaleur accablante de l’été au nord de l’Inde, sous de fortes pluies au Kerala dans le sud de l’Inde, et sous la tempête de neige ici au Québec. Quelle que soit la saison, je suis toujours frappé par le silence qui s’installe dans l’Église, du Vendredi Saint après-midi jusqu’à l’annonce de la Résurrection à la Veillée pascale.
J’associe volontiers la Séquence de Pâques « Victimae paschali laudes » à ce silence fécond qui enveloppe la nuit pascale, tout comme la Vierge Marie entourait de son silence le mystère de la première nuit de Noël. Et voici que, dans cette séquence d’une rare beauté spirituelle, une autre Marie, celle de Magdala, est interpellée à briser le silence. « Dic nobis Maria, quid vidisti in via? » (Dis-nous, Marie-Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ?) Personne n’échappe vraiment à cette interpellation au témoignage. Que voyons-nous, nous aussi, sur notre route vers le tombeau du Christ ? Qu’avons-nous perçu, touché, éprouvé ? Avons-nous, d’une manière ou d’une autre, rencontré le Ressuscité ?
Pâques devient alors un temps de témoignage personnel : le moment d’oser dire comment, dans notre propre vie, le Vivant s’est laissé reconnaître, comme pour les disciples d’Emmaüs, dans une paix reçue au cœur de nos tempêtes, de nos épreuves et de nos incertitudes, à travers une présence discrète et paisible.
Bonne Montée vers Pâques,
Frère Benny Vincent, OFMCap.
Ministre provincial.
Lundi saint, 3o mars 2026


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