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Pour sœur notre mère la Terre....

Loué sois-tu, mon Seigneur,
Loué sois-tu, mon Seigneur,



















Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour sœur notre mère la Terre,

qui nous porte et nous nourrit,

qui produit la diversité des fruits,

avec les fleurs diaprées et les herbes.


Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour ceuxqui pardonnent par amour pour toi ;

qui supportent épreuves et maladies :

heureux s’ils conservent la paix,

car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

(Cantique des créatures)


Dans le Cantique des créatures, la terre se révèle comme sœur et mère, espace de relation et de don. La contempler, c’est entrer dans une attitude de réception humble, conforme à l’appel des Constitutions à vivre « sans rien en propre » (Const., I ; cf. Règle, chap. I) . Ainsi, la création n’est pas un bien à s’approprier, mais un don à recevoir avec gratitude.


Cette attitude s’enracine dans une contemplation et un silence ouverts sur le monde (CPO VII, n. 31) . Le silence franciscain n’est pas une fuite du monde, mais une ouverture intérieure qui rend le cœur disponible à la présence de Dieu dans toute chose. Il éduque le regard à reconnaître, au cœur du quotidien, les signes discrets de cette présence. Comme le rappelle la tradition capucine, nous sommes appelés à contempler le réel « à partir de Dieu et des pauvres » (CPO VII, n. 31) . Ce regard transforme notre manière d’habiter la terre et de nous situer au sein de la création.


De plus, participer à l’œuvre de la création par le travail devient une expression concrète de cette contemplation incarnée : « appelés à participer à l’œuvre de la création » (CPO VIII, prop. 1) . Le travail humble unit louange et responsabilité, faisant de la vie ordinaire un lieu de communion avec Dieu.


Ainsi, dans le silence habité, la diversité des fruits, des fleurs et des herbes devient parole de Dieu. La terre, reçue comme sœur et mère, nous enseigne la richesse de la diversité, ainsi que la fraternité et le respect mutuel. Elle nous émerveille par ses mystères, que nous ne pouvons pleinement saisir, et nous conduit à louer Dieu, source de toute beauté. Dans cette harmonie, l’homme retrouve sa place : non comme maître, mais comme frère, appelé à faire de toute sa vie une louange.


( CPO : CONSEIL PLENIER DE L'ORDRE)



 
 
 

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