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Les jeunes en route nous font signe !

Mis à jour : 20 déc 2018

Par frère Alain Akim, capucin


Frère Akim est le deuxième à gauche sur la photo.

Les jeunes aiment sortir! Partout où l’on va on trouve des jeunes. La sortie est une mode de vie habituelle pour les jeunes c’est-à-dire « se mettre en route ». Voilà le mot d’ordre qui les anime. Il y a beaucoup de raisons qui justifient cette sortie. Je vous rapporte tout simplement un événement auquel j’ai participé avec eux.

À Montréal, plus précisément à l’église Saint-Jean-Baptiste, il y a un groupe de jeunes qui se réunit une fois par mois, le troisième lundi. Ce groupe a vu le jour au mois d’août 2018. Il s’appelle « Le groupe sans noms ». C’est un projet bâtit par les jeunes et organisé par eux-mêmes. Comme activité, ils préparent des boîtes à lunch ; puis ils vont « sur la route » les distribuer aux itinérants en particulier autour de l’avenue Mont-Royal. Ils sont animés par leur enthousiasme d’aider les personnes, de vivre un moment d’amitié et de partage. Je me suis dit ça pourrait être une source de réflexion sur le monde d’aujourd’hui afin de mieux connaître les jeunes.


Ce qui m’impressionne c’est de voir que c’est un groupe de jeunes qui veulent apporter leur contribution à la société. Ces jeunes-là sont en action, en mouvement, en route pour attirer notre attention et tourner notre regard sur les valeurs qui leur tiennent à cœur. C’est une activité, parmi d’autres, qui vient à peine de commencer.


Mais derrière cette activité, l’expression « se mettre en route » résonne très fort. Pour eux, ce n’est pas quelque chose de banal, sans importance. Au contraire, « se mettre en route » est une expression de leur existence, une manière de dire qu’ils sont là, en pleine vie. Et ils s’exposent à l’aventure, au danger pour donner de l’espérance aux personnes abandonnées et défavorisées.

Les jeunes « se mettent en route » en sachant qu’ils marchent dans un chemin inconnu. Pourtant, ils sont confiants que la vie leur réserve des surprises. Comme religieux, frères capucins, avons-nous confiance en la jeunesse ? Sommes-nous attentifs aux jeunes ? Sommes-nous prêts à « faire route » avec eux dans ce qu’ils veulent vivre et expérimenter dans la vie ? Ou bien allons-nous dire, avec mépris : ce sont des jeunes, qu’est-ce que tu veux ?


« Se mettre en route », c’est l’image de l’Église en sortie dit le Pape.


Frère Alain Akim Randrianantenaina



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